Les coups de coeur 2008 d'Alexandre : musique
Demain vous allez fêter le réveillon ; certains le passeront à l'extérieur et écouteront la musique que l'on aura choisi pour eux, d'autres préfèreront jouer les dj's à la maison. Quel meilleur album pour se trémousser et changer d'année que l'énorme Circus de Britney Spears, qui un an après Blackout confirme aux mauvaises langues le retour de la reine de la pop. Nettement moins electro que l'opus précédent, mais tout aussi groovy (à ne pas confondre avec Gourvy), les voix chaudes sont toujours là, la sensualité aussi, matinant de douceur la guerre des sexes qui continue ici de plus belle. Les rythmes eighties, les nappes bien dosées, la simplicité des rengaines, et surtout un sacré paquet de tubes pour un seul album, comme l'on en a pas vu depuis longtemps ! Outre les déjà connus Womanizer (entêtant) et Circus (un break après 30 secondes d'intro, énorme) on peut ajouter sans hésiter Kills the Lights (les voix chaudes sont de retour), Shattered Glass (la chanson finit quasiment sur un break, et se poursuit artificiellement sur la seule force de la voix de Brit'), Phonography (une chanson érotique à base de téléphonie mobile avec l'hilarant "let's talk about biology"), et j'en passe encore beaucoup (If u seek Amy, Mme Papi...). Les seules chansons un peu décevantes sont en fait les ballades gluantes pourtant produites par Guy Sigsworth (Björk). Une simple pression sur le bouton next et vous pourrez continuer à dancer jusqu'aux douzes de minuit ;-)

Autre album de l'année, qui marque aussi un retour en forme, dans un style tout à fait autre, et à ne pas écouter si vous passez le réveillon tout seul. Le nouvel album des mythiques Residents : Bunny Boy, signe un retour aux mélodies binaires des débuts, tout en conservant les éléments ajoutés lors des deux dernières décennies. Les lithanies hystériques du chanteur, véritable prédicateur de la folie humaine, porte tout du long un album dans lequel la guitare emporte quelques morceaux (Rabit Habit, I Like Black, My Nigerian Friend), et certaines chansons déstructurées le ponctuent quand il le faut (Fever Dreams, I Killed Him). On entends au détour de quelques titres des beats assez inédits tant dans la texture que la rythmique (I'm not Crazy, The Golden Guy) et quelques morceaux d'ambiance dans le plus pur style maison (What if it's true, Secret Massage). Car il s'agit bien ici d'ambiance et de climat, tant la cohérence de l'ensemble (ils ne sont plus à leur premier album à thème) pénètre les méandres de la folie humaine, avec toujours le même humour inquiétant, la même verve absurde. Sans doute leur meilleur disque depuis bien longtemps, qui réconcilie les fans de toutes les décennies (depuis 1971 tout de même) du plus grand groupe progressif en activité.

Autre album de l'année, qui marque aussi un retour en forme, dans un style tout à fait autre, et à ne pas écouter si vous passez le réveillon tout seul. Le nouvel album des mythiques Residents : Bunny Boy, signe un retour aux mélodies binaires des débuts, tout en conservant les éléments ajoutés lors des deux dernières décennies. Les lithanies hystériques du chanteur, véritable prédicateur de la folie humaine, porte tout du long un album dans lequel la guitare emporte quelques morceaux (Rabit Habit, I Like Black, My Nigerian Friend), et certaines chansons déstructurées le ponctuent quand il le faut (Fever Dreams, I Killed Him). On entends au détour de quelques titres des beats assez inédits tant dans la texture que la rythmique (I'm not Crazy, The Golden Guy) et quelques morceaux d'ambiance dans le plus pur style maison (What if it's true, Secret Massage). Car il s'agit bien ici d'ambiance et de climat, tant la cohérence de l'ensemble (ils ne sont plus à leur premier album à thème) pénètre les méandres de la folie humaine, avec toujours le même humour inquiétant, la même verve absurde. Sans doute leur meilleur disque depuis bien longtemps, qui réconcilie les fans de toutes les décennies (depuis 1971 tout de même) du plus grand groupe progressif en activité.
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