Les Ratés de l'année par Thomas
Chaque année, il pousse des daubes dans les arbres à lettres, et c'est un peu notre rôle que de les mettre au pilori, pour ne pas dire pillon. Après avoir parlé de nos coups de coeur Ciné, Musique et Comics, voici les 3 purges de l'année, une par catégorie, le choix a été difficile, mais quand faut y aller, faut y aller :

Au cinéma, le plus mauvais film de l'année s'appelle Phénomènes. On en a vu des mauvais film cette année, mais celui-là est pire que tout. M. Night Shyalaman, autrefois réalisateur inspiré (son Incassable est un modern classic) devenu mauvais faute de bonnes histoires à raconter (son précedant film La Jeune Fille et l'eau est lui le plus mauvais film de l'histoire du cinéma) nous a signé un film prétentieux et raté où rien ne va : pas d'histoire, une tentative de psychose qui ne prend pas, des scènes sans interet, des personnages clichés, des dialogues d'un autre temps, une direction d'acteur catastrophique, un message écolo niais, et le pire : Mark Whalberg, qui a mit 10 ans a enfin bien jouer dans les films (dans les Infiltrés, il sauve le film à lui tout seul) et qui a perdu toute notion de jeu ou de comédie ici, il se parodie et en fait des tonnes, même Samuel le Bihan est plus expressif dans Disco, c'est dire. Phénomènes est un film à oublier vite, une anomalie dans la carrière d'une réalisateur qui doit absolument se reprendre pour exister à nouveau, un réalisateur que j'ai aimé et que me fait de la peine, certains hommes cassés finissent dans la rue sous une tente Queshua, lui a eu un accident professionel, j'espère qu'il s'en remettra.

Le plus mauvais chanteur de l'année, c'est l'insupportable Bénabar, l'homme qui aura fait illusion le temps de trois albums nous a montré cette année qu'il n'avait plus rien à dire, plus rien à chanter, et que ses autrefois rigolotes chansons du quotidien s'étaient transfomées en citrouille, pour ne pas dire en édition du lundi de Direct Soir aux heures de pointe (direct poubelle). Les textes sont pauvres, le chant est paresseux, les musiques sont toujours les mêmes, c'est triste, c'est nul, c'est mièvre, il chante du Renaud post-Cyrrhose, et mène des combats sans pitié contre les feux rouges et le gras du Jambon, bref c'est pire que de la soupe, parce que la soupe, ca nourrit son homme lors des hivers rigoureux, là non.

Le plus mauvais comics de l'année c'est la gamme Ultimate tout entier, avec cette année des ratés comme s'il en pleuvait. The Ultimates 3 pas encré, colorisé à la truelle, en retard, et scénarisé sur un set de table par un Jeph Loeb fatigué, Ultimate X-Men dessiné par joueur du PSG (Mark Brooks) qui n'en finit plus ne ne plus vouloir finir, Ultimate FF qui s'en va sans gloire sous les traits d'un brouillon Tyler Kirkham (le plus mauvais poulain Top Cow depuis Billy Tan), et bien entendu Ultimatum, responsable de la déforestation en Amazonie, ce comics dessiné par le fils caché de Stephen Platt et Ian Churchill aura eu l'idée de nous gacher notre Noël. Une sale année pour la ligne Ultimate, seul USM sort sa tête de l'eau (magnifique Stuart Immonen), en attendant un renouveau en 2009 avec le retour de Millar et l'arrivée des Ultimate Avengers de Yu, Pacheco et Charest. Miam.