Michael Turner
Ma première réaction, en apprenant la mort de Michael Turner, ce matin, sur ce blog, a été de chercher à voir ce que les gens en disait sur les sites et forums spécialisés. Drôle comme le décès d’un artiste s'accommode mal de la perception que l’on a (et pouvait avoir) de son travail. Au milieu des réactions classique (tristesse) souvent accompagnées d’avis tranchés (quand on s’y connaît un tant soit peu en comics, on ne doit pas aimer son travail), il y a toujours ceux qui vont trop loin. “Sa mort nous venge de celle de Mike Wieringo”. Véridique.

Je suis pour ma part particulièrement attristé par la mort de Turner. Je n’ai pas suivi l’ensemble de sa carrière mais, pour faire original, il reste pour moi indissociable de Witchblade et de Fathom. Je me souviens plus de Witchblade car j’achetais les premiers numéros en VO et je me disais, comme très souvent à cette époque, que la Image Way of Life n’avait définitivement pas son pareil pour faire émerger des nouveaux artistes. Alors je sais bien qu’on reprochait à Turner ses filles aux gros seins et ses mecs aux mentons pointus ainsi qu’un sens de l’anatomie à géométrie variable, mais quand bien même ces facilités, chacune de ses planches et de ses couvertures transpiraient d’une incroyable générosité et d’un amour indéfectible à son art.
J’aimais les pointes qu’il donnait aux oreilles de Batman (sont travail sur Superman/Batman est sans doute mon préféré), ce qu’il avait imaginé, avec Joe Kelly, sur Godfall, et, je n’ai pas honte de le dire, la façon dont il dessinait les femmes.
Comme si c’était quelque chose de péjoratif, on disait que Turner faisait vendre et que c’était pour cette raison qu’on le mettait en couverture. Certes, je peux en témoigner. A une époque où je m’étais éloigné de DC, ce sont ces vêtements accrochés à des cintres qui m’ont amené à Identity Crisis. Aujourd’hui, ces tenues semblent baisser la tête en signe de deuil.
Sans doute parce que j’ai suivi ses débuts avec passions, sans doute parce qu’il était à peine plus âgé que moi, sans doute aussi parce que je resterai toujours amoureux de cette approche si fun du dessin, ce soir je suis profondément touché par cette disparition.
Parce que si son art reste, lui est définitivement parti.

Je suis pour ma part particulièrement attristé par la mort de Turner. Je n’ai pas suivi l’ensemble de sa carrière mais, pour faire original, il reste pour moi indissociable de Witchblade et de Fathom. Je me souviens plus de Witchblade car j’achetais les premiers numéros en VO et je me disais, comme très souvent à cette époque, que la Image Way of Life n’avait définitivement pas son pareil pour faire émerger des nouveaux artistes. Alors je sais bien qu’on reprochait à Turner ses filles aux gros seins et ses mecs aux mentons pointus ainsi qu’un sens de l’anatomie à géométrie variable, mais quand bien même ces facilités, chacune de ses planches et de ses couvertures transpiraient d’une incroyable générosité et d’un amour indéfectible à son art.
J’aimais les pointes qu’il donnait aux oreilles de Batman (sont travail sur Superman/Batman est sans doute mon préféré), ce qu’il avait imaginé, avec Joe Kelly, sur Godfall, et, je n’ai pas honte de le dire, la façon dont il dessinait les femmes.
Comme si c’était quelque chose de péjoratif, on disait que Turner faisait vendre et que c’était pour cette raison qu’on le mettait en couverture. Certes, je peux en témoigner. A une époque où je m’étais éloigné de DC, ce sont ces vêtements accrochés à des cintres qui m’ont amené à Identity Crisis. Aujourd’hui, ces tenues semblent baisser la tête en signe de deuil.
Sans doute parce que j’ai suivi ses débuts avec passions, sans doute parce qu’il était à peine plus âgé que moi, sans doute aussi parce que je resterai toujours amoureux de cette approche si fun du dessin, ce soir je suis profondément touché par cette disparition.
Parce que si son art reste, lui est définitivement parti.
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