TWD
The Walking Dead vol.1: Days gone by,
Ou la lecture d’un désormais classique de la culture Zombie, par un non-initié.
The Walking Dead c’est l’histoire d’un mec qu’est flic, Rick, et qui se fait shooté en mission. Il se réveille d’une nuit de convalescence pour vivre un pur cauchemar. Tous le monde il est devenu un zombie qu’a faim ! Alors il a du mal à comprendre et finalement il fuit la ville à la recherche de sa femme et de son gosse. Il croise sur son chemin un père renoi et son fils qui le tienne au jus de ce qui s’est passé. Comme il est flic le mec, il se rempli les poches de pétoires dans son ancien comico puis se casse à cheval et en uniforme comme le grand Clint, c’est à dire avant que Parkinson lui apprenne le langage des signes. Il arrive dans une ville ou il manque de se faire bouffer et se fait sauver par un gamin qui l’emmène dans une communauté de rescapé du Nord, genre les vieux hippies et les jeunes cons des années 80’s se rencontrent pour chanter autour du feu et foutre sur la gueule aux zombies. Là il a de la moule et retrouve sa femme, son fils et son ancien meilleur pote qui s’est tapé sa gonzesse, par inadvertance selon la concernée. Là t’imagine bien qu’une communauté qui repart de 0 c’est comme un rayon lingerie le 1er matin des soldes (un salon de coiffure pour dame avec un patron folle et misogyne) : ça se crêpe le chignon, ça papotte de qui fait quoi, ou pas, avec qui, ou pas, et qui tiens, ou pas, son rôle communautaire…ou pas d’ailleurs. D’ou les multiples pérégrinations de cette sous société en milieu hostile qui se clôt, pour cet épisode, par un meurtre…
Tous ça pour dire que The Walking Dead est un mélange à la sauce Z de personnes bouffés par leurs sentiments humains, et de bouffeurs d’humains dénués de sentiments.
Dualité qui n’est pas totalement poussée à son paroxysme, car les dessins ne seraient alors qu’un enchaînement de clashs visuellement brutaux et paradoxaux. En général, le tout tend d’ailleurs plus vers le mielleux que le gore, à l’image des dialogues ou les tartines de regrets et d’espoirs prennent parfois le pas sur ces grandes bulles ou vacilles trois lettres d’un râles en train de gercer, comme une paire de lèvres dans une pub norvégienne pour Dermophyl indien. On eus put espérer à ce sujet que lorsque le héros, Rick le flic enfourche son canasson, enfile son insigne, ses bottes et se fourre 2 pompes dans les poches, il vas y avoir de la cervelle sur les murs, du sang par les orbites, bref du bien dégoulinant à longueur de pages ponctué par des répliques cultes genre : « T’aurai jamais du tenter de t’attaquer à moi….(BLAM)….t’aurai choppé mon hépatite A. » On a tout de même droit à un « ENCULÉÉÉÉS » asséné à une foule d’outre tombeurs avant une rapide partie de ball-trap, au tableau de chasse sympathique néanmoins.
Au lieu du sang de la sueur et des zombies, The Walking Dead nous fait réfléchir sur ‘Est ce qu’un zombies et encore humain, et si oui jusque quand? Quand peut-on donc le butter sans aller en enfer ? Développez en thèse antithèse synthèse et concluez par un dessin.’ Rick nous fait même l’honneur de chaudes larmes à multiples reprises, très touchant, si si.
Clôturons ici le paragraphe d’amalgame de mes goûts simplistes ou Zombie=Z (et pas de l’édulcoré s’il vous plait) car The Walking Dead reste un ouvrage techniquement et esthétiquement agréable.
Les enchaînements des cases laissent souvent divaguer l’esprit à s’inventer les bruitages d’un filme du genre, concordant ; comme la brindille qui craque, les pas lourds et réguliers qui se traînent et se rapprochent indéniablement avant une attaque fatale (surtout lorsque le zombi est derrière soi)…et c’est prenant. Les personnages sont plutôt attachants et l’on se peut reconnaître dans certains traits de caractère.
D’un point de vue esthétique les plans cinématographiques sont soutenus par des effets de lumière et des dégradés travaillés. Les traits simples sont fins et sans fioritures, ce qui laisse certains environnements et décors très dénudés d’ailleurs, mais ajoute à la qualité des gros plans en page entière ou demi page (qu’on aimerait plus présents).
On sent dans The Walking Dead le balbutiement d’un style en devenir, un peu comme un vin de garde bu trop tôt : Tous les éléments sont présents mais l’unité parfaite n’est pas encore mûrie. Certains éléments sont savoureux, voire quelques épices surprenantes que l’on apprend à apprécier. La robe est clairette malgré de beaux reflets, le nez est sympathique mais la texture est très ’flotte’ en bouche. The Walking Dead serait donc un rosé californien un poil trop sucré mais dont le talentueux viticulteur tente de manière éfreinée ses mélanges de cépages. Les cuvées suivantes sont sûrement à lire sans modération.
Lucien Ozichait
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