Daredevil - Le scoop
Vous allez dire que je me répète, mais en ce moment Panini multiplie des incontournables (qui sont davantage dans leurs recueils que dans la collection du même nom). L'un des derniers en date, déjà paru en format souple (plusieurs tomes sont épuisés, ruez vous donc sur l'édition dure si vous ne les avez pas !), est le Daredevil de Brian Bendis et Alex Maleev. Il s'agit du 1er tome des auteurs, bizarrement numéroté 1, alors qu'il fait suite à la période Kevin Smith / Joe Quesada, préalablement publiée cette année par Panini. Enfin, au delà des détails incongrus, l'essentiel est de pouvoir savourer cette période mémorable de l'histoire de Daredevil (une de plus !) et des comics en général dans la même édition qu'outre Atlantique, c'est-à-dire dans de beaux HardCover. Les épisodes # 26 à 37 lancent l'énorme saga de Bendis, son meilleur travail à mon sens, tant il réussit à assimiler et développer toute la mythologie du personnage. Après une mise en bouche, le gros morceau consiste en la révélation au public de l'identité du diable d'Hell's Kitchen. A partir de ce "simple" postulat, Bendis va tirer toutes les ficelles possible, et ce jusqu'au #81 ! Un run de 4 ans, éblouit par le talent de Maleev, lui aussi au sommet, qui est l'homme de la situation. Miller avait donné au personnage son aspect torturé, son Elektra, son passé de ninja. Puis sa chute aux enfers. Ann Nocenti lui a donné du coeur, l'a égaré dans les limbes, l'a fait ressurgir plus innatendu que jamais. Bendis le rend extrêmement humain, imprévisible, fragile, ne renie rien de son passé (pourtant chargé) et s'inscrit dans la continuité de ses illustres prédecesseurs. C'est sans doute l'un des clés de ce qui restera dans l'histoire de l'homme sans peur comme l'une des plus épiques aventures. La suite dans le tome 2, en mars chez Panini.
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