Les Chroniques de Spawn 21

Publié le par Thomas Rivière


Celà faisait 8 ans que je n'avais pas lu Spawn, le dernier numéro que j'ai acheté est le #100, avec la couverture de Mike Mignola. Avant cela, j'avais abandonné au #75 (en VO) après un long run, et une lassitude éprouvée, comme pour beaucoup de fans certainement.

Et puis cette semaine, parce que je suis un professionnel, et surtout parce que le run de Whilce Portacio arrive tout bientôt (dès le #185), j'ai voulu me lancer dans la lecture des Chroniques de Spawn #21, publié chez Delcourt, qui regroupe les épisodes 180 et 181 en VF, histoire de me remettre à jour.

Tout d'abord je dois dire que l'édition française est soignée, à l'image de ce que propose Delcourt en librairie. Un résumé qui remet dans le bain, une belle couverture, du beau papier, et puis Profundis, la section de news de 2 pages, qui parle aussi bien des sorties Delcourt que des coups de coeurs chez les autres (Strange #7, Les Appatrides...), c'est essentiel et  bien foutu, le genre d'attention que j'aime bien (j'en étais resté aux dossiers sur la formule 1 et sur le moyen âge dans Titans, faut dire).

Le contenu, enfin : en ce moment sont publiés les épisodes de David Hine et Brian Hablerlin, ce dernier propose un dessin noir et complexe, très beau, qui nous change de l'excellent Greg Capullo qu'on a connu (qui fait les couvertures maintenant). C'est dark, c'est maitrisé. Brian Haberlin, autrefois coloriste de la série nous offre un spectacle différent, moins flashy, il se rapproche de la BD Européenne, son trait est sûr, le résultat est vraiment bon.

En 8 ans Cyan a bien grandi, et il s'est passé des choses, sa grand mère et morte et nous, on fait la connaissance de nouveaux personnages, comme Marc le frère d'Al Simmons et NYX, une sorcière.

L'histoire est un parfait jump-in start pour les nouveaux lecteurs, puisque dans cet épisode, Spawn se souvient à travers des flash-backs de ses aventures passées. La première impression est mitigée. Spawn aime sa femme, pense que Terry l'a trahi, on a l'impression que rien n'a bougé depuis 8 ans. En fait ce sont des passages courts, qui servent la narration, à remettre le héros dans son contexte, mais aussi à montrer sa douleur, son désespoir, sa folie. L'histoire prend tout son sens, et se dévore, on veut connaitre la suite. La qualité d'écriture de David Hine rend le tout lisible et passionant. Tout comme il arrive toujours les mêmes aventures à Batman et aux X-Men, Spawn revit des choses, l'important n'est pas la situation, finalement, c'est la façon dont c'est traité, et Hine fait du bon boulot. On m'avait dit du bien de Spawn version Hine/Hanberlin, c'est justifié. 

Je dois avouer avoir fait l'impasse sur l'épisode de Spawn Godslayer #8, je suis allergique à Philip Tan.

Si comme moi vous attendez les épisodes de Whilce Portacio avec impatience (le #185 est sorti en VO), je vous invite vivement à faire cette piqure de rappel. Delcourt m'a réconcillié avec les VF (bonnes traductions, éditions de qualité) que ce soit en kiosque ou en librairie, pour 4,75€ le travail proposé est vraiment séduisant.

Nous avons tous lu ou aimé Spawn à un moment, et nous avons également tous une image déformée du personnage faute de l'avoir lu ces dernières années, disons le, c'est de la bonne BD. Les nostalgiques comme moi en auront pour leurs deniers, en refermant ce magazine, j'ai eu envie de redécouvrir les intégrales sorties chez Image et Delcourt... et pourquoi pas...

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Publié dans Lectures

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R
Nous avons eu exactement la même idée tout à fait d'accord avec toi
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