Hellboy 2 par Alexandre
Ah la la... Je n'avais pas encore vu le 1er Hellboy, j'ai donc comblé cette lacune peu de temps avant de voir ce deuxième opus. Pour tout vous dire j'ai arrêté de regarder le premier au bout d'une heure, écoutant la seconde moitié d'une oreille, entre musique grandiloquentes totalement dénuées d'imagination de Danny Elfman (pire que sur Spider-Man 3, c'est pas peu dire) et sons grotesques de déglutissements issus du bestiaire si convenu et triste de Guillermo Del Toro. Bon pour ce deuxième film pas d'échapattoire possible, il allait falloir l'affronter jusqu'au bout. La pilule passe un peu mieux notamment avec l'ajout du personnage de Krauss, quelques scènes entre les personnages où l'on sourirait presque si chaque réplique n'était pas aussi prévisible (à peine moins que dans le premier), et un embryon imparfait de ce que pourrait être une séquence d'un film Swamp Thing lorsqu'un élémental attaque Manhattan dans la seule scène de bravoure du film (Hellboy se battant sur l'enseigne de l'hotel, en tenant un bébé avec sa queue, old school et bien mené), aux penchants écologistes frelatés. Autrement on reprend une bouchée indigeste de bestiaire au rabais (pour le coup encore plus convenu, elfes et trolls au programme...), de musiques à la noix, de scénario linéaire et transparent (c'est forcément un logiciel qui l'a écrit, il ne saurait en être autrement) et d'esthétiques mal agencées, oscillant entre série B et cinématiques de jeux vidéos. Au final un film boursoufflé comme tout ce à quoi touche Del Toro, visuellement formaté, duquel il ne reste pas grand chose si vous enlevez les infographistes et les chorégraphes.
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