Kick-Ass #4
Vous êtes nombreux à vous insurger plus que de raison sur Kick-Ass, la mini série de Mark Millar et John Romita Jr dont l'épisode 4 est en vente depuis hier. Si la série n'est pas non plus le chef d'oeuvre de la décennie (mesurons tous nos propos), il en reste un bon comics, agréable à lire, magnifiquement illustré par Romita Jr, et dont on attend de voir là où il nous menera (3 minis séries sont prévues). Kick-Ass a ses défauts, mais quand on regarde la production Marvel du moment (des série Ultimate fades, Spider-Man massacré, des tie-in Secret Invasion à n'en plus finir...), on peut dire qu'il reste au dessus de ce qui se fait dans la maison des mauvaises idées.
Dans ce nouveau chapitre, on découvre des personnages dont Mark Millar et Matthew Vaughan ont révélé l'existence avant la sortie de l'épisode faisant référence au film en préparation. Big Daddy (Nicholas Cage) fait son apparition, et Hit-Girl prend corps. On découvre aussi le rôle à venir de McLovin, dans une scène qui se situe dans un comic book shop où Millar, dans la bouche d'un vendeur qui ressemble à Randal dans Clerks, en bon roi du buzz et de l'auto-promo, parle de 1985 comme si de rien n'était.
L'épisode est mou comme les sont les épisodes 4 des mini-séries, rien ne s'y passe vraiment, il continue d'installer les personnages comme si cette première mini-série était un prologue au chapitre à venir. L'épisode est aussi sanglant et violent comme peu de comics le sont aujourd'hui, on sait pourquoi Sony a refusé de mettre des sous sur la table pour produire le film, c'est pas vraiment pour les enfants.
Un épisode de transition avant un final en deux parties dont on attend beaucoup, Kick-Ass reste une bonne surprise et une bonne lecture dans l'ensemble, vivement la suite en esperant qu'on ne dise pas un jour "vivement la fin".