Wall-E
Je suis allé voir Wall-E en trainant des pieds, fatigué, pas envie, et surtout avec le gout amer d'un Ratatouille raté, mièvre et ennuyant, du beau pour du beau qui ne sert à rien, un grand silence dans une grande pièce vide.
John Lasseter, producteur et grand manitou de chez Pixar n'a jamais caché son admiration pour Hayao Miyazaki, mais n'a jamais singé son maitre. De la magie, il y en avait dans ses films, mais pour la poésie, il devait attendre. Puis vînt Wall-E.
Wall-E est une pépite de créativité, d'invention, de réalisation, de poésie. Tout est juste, tout est parfait, l'examen de passage est réussi, Pixar retrouve le feu sacré des débuts, et de nouvelles lettres de noblesses à coudre sur son peignoir de bain. Je suis tombé sous le charme, j'ai adoré, ri, je n'ai pas vu passé les deux heures de film, j'en voulais toujours plus. Chaque scène est techniquement incroyable et fourmille d'inventions, de détails. La critique de la société oisive est juste, c'est une réussite à tout niveau.
Courrez voir Wall-E, au cinéma tout l'été, passer à coté serait dommage.