Kick-Ass #3 Review

Publié le par Thomas Rivière


Le 3ème numéro de la meilleure série de l'année sort aujourd'hui, je l'ai lu pour vous sur un PDF crasseux, et tout ce que je peux dire, c'est que c'est de mieux en mieux. L'histoire évolue dans le bon sens, Kick-Ass devient la star du net qu'il devait être suite à son combat de rue filmé sur portable. Dave doit alors gérer la popularité de son personnage, mais aussi regler quelques détails de sa vie perso, la popularité rend son existence compliqué, et les situations dans lesquels ils se met laisse courrir un maximum de rumeurs, une allégorie sur la vie des People, sur les informations qu'on contrôle et celles qu'on ne contôle pas.

John Romita Jr offre une nouvelle fois un spectacle grandiose, Kick-Ass est son bébé, il le soigne : quand un comics est là pour rester, il faut qu'il brille comme une Mustang bichonnée au Polish. Dommage que son run à venir sur Amazing Spider-Man l'oblige à mettre entre parenthèse Kick-Ass, le #4 devrait sortir le 9 Juillet, le #5 le 10 septembre, et le #6 le 12 Novembre !!!

Ma seule crainte par rapport à ce titre, c'est de savoir comment il va vieillir. On le sait, Mark Millar adorer dater ses comics en faisant des références à la pop culture (Il parlait de Digimon dans Ultimate X-Men, de Shannon Elisabeth dans The Ultimates...). Dans Kick-Ass, il parle de YouTube, de Buffy, Scrubs et j'en passe. Quand on relit Watchmen ou DKR aujourd'hui, a-ton ce genre d'anachronisme. Un récit éternel doit pouvoir se lire et se comprendre à chaque époque, sans qu'on ait à faire l'effort de reflechir sur un truc aussi bête que "c'est quoi déjà un Pokemon ?". Nous verrons ce que l'histoire fera de ce récit, en attendant, j'ai bien peur qu'en voulant faire plaisir aux lecteurs (pus facile de faire une réference à Spider-Man qu'à Victor Hugo), Millar n'écrivre qu'au présent des choses qui pourraient paraitre obsolètes dans quelques années. 

 

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Publié dans Lectures

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N
Salut,<br /> <br /> "Watchmen" et "Dark Knight Returns" ont été réalisés dans les années 80. On y retrouve les sujets de l'époque : l'opposition entre les USA et l'URSS. <br /> <br /> Dans "Watchmen", les représentants de ces forces sont dessinées, ainsi que les articles de journaux qui parlent de tensions parce que c'est encore la Guerre Froide.<br /> <br /> Dans "Dark Knight Returns", le président américain ressemble physiquement à Reagan, président des USA de l'époque. et son attitude de cow-boy renvoie à ses films de western.<br /> <br /> Et dans les deux BD, il n'y a pas de nom de personnes réelles, contrairement à ce que fait Millar. A si, il y a Nixon dans "Watchmen", qui est resté président après la fin de la guerre du Vietnam.<br /> <br /> Millar utilise dans ses BD des noms connus de personnes ou de séries (ou autres choses)pour donner des bases de référence à ses lecteurs, pour les aider à situer l'époque. Moore le fait aussi avec certaines références : le "Superman" des années 40 quand l'action se situe pendant ces années là.<br /> <br /> Moore utilise les journaux, la radio et peut-être la télévision. Miller utilise la télévision des années 80 avec les "talks-shows" , et aussi les réactions des spectateurs. Millar utilise Youtube et les réactions des spectateurs. Chacun utilise les médias de l'époque correspondant à son histoire.<br /> <br /> Millar le fait, pas besoin de le blâmer. S'il utilise ou non des évènements réels pour fonder son univers, c'est son affaire d'auteur d'histoire.<br /> <br /> Nickattack
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U
Je ne vois pas le problème dans l'utilisation de Bush dans Ultimate ou encore de Clinton dans Authority que je place au dessus. Il y a entre autre l'envie de refléter le quotidien et son ridicule (l'incident des bagels ou je ne sais plus quels gâteaux reçus par Bush, "l'homme le plus puissant de la planète")... Bien que ton point de vue soit intéressant, GregS, l'effet voulu est l'identification comme le dit Cédric et la mise en parallèle avec notre monde ainsi que l'utilisation du medium plus ou moins facile d'accès que sont comics pour critiquer tel ou tel personne... L'épisode de Spider-Man est très mal perçu , souvent en tout cas , dans le reste du monde mais aux USA, il à peut-être eu un effet catharsique.<br /> Il ne faut pas non plus oublier que lorsque les x-men ou autres étaient écrits par Stan Lee et consorts dans les années 60, ce phénomène n'était pas vraiment présent, ce sont des scénaristes qui ont grandi avec de telles séries qui ont voulu les rendre plus adultes, tout simplement car eux-mêmes étaient devenus adultes aussi. Le problème de la faim dans le monde, des maladies, tout cela reste des sujets difficiles à aborder dans les comics car... ce sont seulement des comics.
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G
Le problème en mettant Bush dans Ultimates, c'est que ce n'est pas notre monde, et que si Bush y est cela veut qu'il a été élu, élection qui est une conséquence de l'histoire, de NOTRE histoire. Dans l'univers Ultimate, à partir du moment où les super-héros existent, où les extra-terrestres existent, bref un monde différent, le social et le politique sont-ils identiques, au point d'y amener notre monde ? Les super-héros et leurs pendants (Magnéto...) n'ont RIEN changer à la situation présentée dans leur monde.<br /> <br /> C'est comme le 11 septembre traité dans Spider-man, c'est une abbération. Al Quaïda existe-t-il dans le Marvel-verse ? <br /> <br /> Attention, je prends bcp de plaisir à lire Ultimates, les comics "normaux" DC, Image ou Marvel. Je réqgissais juste sur le texte de Comics Place, site que j'apprécie, surtout pour leurs avis très tranchés, même si je ne partage pas souvent leurs avis. Mais bon si j'étais pas content, je viendrai pas.
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C
Moore sait écrire et ce qu'il met entre les ligne de V ou de ses Watchmen est effectivement très fin. Mais l'écriture n'a pas obligatoirement pour vocation de faire réfléchir. Je veux dire : c'est bien quand c'est le cas, c'est pas moins bien quand ça ne l'est pas. Quand Millar met Bush dans Ultimates, c'est pour que ses lecteurs se disent "whaou, c'est génial, ça se passe maintenant, dans mon pays" et, là encore, cela va dans le sens de l'identification. Et l'identification, c'est un plaisir immédiat qu'il ne faut pas, à mon avis, opposer à celui de la réflexion. Si la référence sert l'identification, c'est que, à mon avis, ça sert le récit.
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G
Pour ma part je pense qu'il ne faut ancrer un récit dans une époque que si cela sert le récit en lui-même ou son message. Bush dans Ultimates ne sert à rien, par exemple. Pourquoi le faire apparaître ? Pour donner une touche réaliste à un récit purement fantastique (je pars du postulat que les genre super-héro est fantastique dans son sens large) ? Dans ce cas-là il faut pousser plus loin. Là c'est juste pour dire "regardez, mon histoire se passe ici et maintenant".<br /> <br /> A l'inverse, dans V for Vendetta, Moore ne cite pas directement le gouvernement tatchérien mais le laisse deviner, ce qui est plus subtil et demande un peu plus de réflexion pré-récit.<br /> <br /> Un récit doit être "référentiel" si cela sert à quelque chose (dans un souci de dénonciation par exemple), sinon il peut utiliser un peu plus d'allusion (mais cela demande peut-être trop d'effort à certains lecteurs).
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