Manga de la semaine : Bobobo-bo bo-bobo
Dans notre enfance (ou pour les plus jeunes en coffret dvd), il y avait Dr Slump et Le collège fou fou fou, dans la série des mangas atypiques et loufoques ; Muscleman également, et c’est peut être de ce dernier que l’on se rapproche le plus à l’évocation de Bobobo-bobo-bobo. Ce titre absurde donne bien le ton, il s’agit également du nom du héros, qui change continuellement (le nombre de répétitions avant les tirets…). Complètement décousu, la narration est en permanence explosée par les interruptions de gags sans queue ni tête qui n’ont en général eux même aucune construction. Pas vraiment de début, ni même de chute, juste la situation et la rupture de rythme comptent ici. On peut quand même déceler des thématiques : par exemple dans le premier tome beaucoup de gags tournent autours du thème de l’identité, ensuite davantage sur celui de la maternité.
Le scénario est prétexte à toutes les folies, le héros à la coupe afro se battant avec ses poils (essentiellement de nez) contre les brigades qui rasent le crâne des gens ; une troupe de personnages tous plus ridicules les uns que les autres vont le rejoindre, le plus marquant et son meilleur compagnon de déchaînement étant Don Patchi, sorte de Sonic orange se travestissant régulièrement. Le dessin est à l’avenant, changeant, irrégulier, parfois même laid, souvent drôle et stupide. Les allusions à la culture populaire japonaise et à foultitude de séries cultes (ou parfois plus obscures pour les non initiés) sont légions, et nourrissent l'univers général qui est un patchwork étourdissant de bêtise. Pour même pas 6 euro, ça vaut le coup d'essayer le premier tome, en général on aime ou on déteste.