Ultimate Clone Saga

Avec beaucoup de retard, j'ai lu Ultimate Spider-Man 97 à 105 ce week-end, ce qui represente la sage du clone version Ultimate SM, en bien meilleur que l'original, le tout orchestré par Bendis et Bagley, alors, ca donne quoi ?
Je suis de ceux qui disent que Bendis fatigue : des maxi séries bavardes en 8 épisodes qui pourraient se faire en 3, des dialogues à n'en plus finir, une écriture nombriliste et ennuyeuse : à vouloir trop en faire Bendis dilue son talent dans la quantité, c'est dommage. Ultimate Spider-Man me donnait également ce sentiment : des arcs inégaux, des longueurs, bref, du superflu. Mais comme un doux réveur, j'ai continué à y croire et à acheter. L'histoire m'a donné raison : Ultimate Spider-Man volume 17 (en TPB), c'est excellent.
Une histoire à couper le souffle, bien construite, bien ficelée, des dialogues percutants, chaque page est un délice, on n'a qu'une hate c'est de lire la page suivante, ca se lit vite et bien, ca se dévore, c'est de l'excellent Bendis comme on l'aime. Sans révéler l'histoire, sachez juste que cette histoire de clone est drolement bien écrite, et que Bob Harras doit se retourner dans sa tombe, lui a qui fait de la première Clone Saga un fiasco mémorable qui a mené Spider-Man à la crise à la fin des années 90.
Le hic de cette saga, c'est le trop pressé Mark Bagley : un style inégal qui se veut dynamique mais qui est finalement baclé, et puis vous ne m'enleverez pas de l'idée qu'il est assez malsain de voir un dessinateur de 50 ans dessiner des adolescentes nues ou habillées comme Paris Hilton, il y a du voyeurisme dans ses planches, certaines cases sont borderlines tant elles explicitent la frustration de l'auteur, c'est très dérangeant.