300 ou l'impasse d'un certain cinéma
Il y a une semaine sortait le dvd du film 300, réalisé par Zack Snyder, actuellement sur Watchmen ; l'occasion de revenir sur ce film ovni. Tantôt hilarant, lassant, balourd, pesant de par la reprise des fatiguants narratifs de Miller, maladroit dans sa gestion des séquences d'émotion, ce film ne restera pas dans les annales. Même si l'on ne décroche pas (notamment grâce à des punchlines comme celle ci-dessous) devant la surenchère d'effets visuels plus ou moins outranciers et devant le bestiaire mis en scène, ce film à le mérite dans toute sa laideur de poser la question de la virtualisation (en marche) du cinéma.
Car c'est là que se situe l'impasse de ce genre. Dans la reconstitution hasardeuse de corps et d'une physique improbable par le biais de la 3d. Passe encore que le Silver Surfer semble léger comme une plume, mais lorsqu'il s'agit d'une bête de plusieurs tonnes chargeant à toute vitesses, c'est un tantinet plus gênant. Dans le monde des jeux vidéos, les afficionados de Pes et Fifa puisent la source de leur rivalité autour du moteur physique du ballon, plus ou moins réaliste selon les opinions. Les grands cinéastes modernes, ceux qui ont le mieux décrypté notre société se sont interessés de près ou de loin au sujet. Antonioni, grand amateur de physique, développe dans le Cerf-Volant (scénario non réalisé) une longue discussion d'astrophysique, et oriente son cinéma autours du rôle central de la lumière. Godard, dans son épisode de France Tour Détour intitulé Lumière Physique développe le sujet avec sa réthorique si personnelle. Dans 300, beaucoup d'impacts physiques restent sans poids, et l'étalonnage ou la bande son tonitruante ne suffisent pas à masquer ce manque. Peut-être que l'impossibilité de croire à ces spartiates de pacotilles explique le succès de véritables machines de guerre, elles bien physiques, comme Sébastien Chabal...
Car c'est là que se situe l'impasse de ce genre. Dans la reconstitution hasardeuse de corps et d'une physique improbable par le biais de la 3d. Passe encore que le Silver Surfer semble léger comme une plume, mais lorsqu'il s'agit d'une bête de plusieurs tonnes chargeant à toute vitesses, c'est un tantinet plus gênant. Dans le monde des jeux vidéos, les afficionados de Pes et Fifa puisent la source de leur rivalité autour du moteur physique du ballon, plus ou moins réaliste selon les opinions. Les grands cinéastes modernes, ceux qui ont le mieux décrypté notre société se sont interessés de près ou de loin au sujet. Antonioni, grand amateur de physique, développe dans le Cerf-Volant (scénario non réalisé) une longue discussion d'astrophysique, et oriente son cinéma autours du rôle central de la lumière. Godard, dans son épisode de France Tour Détour intitulé Lumière Physique développe le sujet avec sa réthorique si personnelle. Dans 300, beaucoup d'impacts physiques restent sans poids, et l'étalonnage ou la bande son tonitruante ne suffisent pas à masquer ce manque. Peut-être que l'impossibilité de croire à ces spartiates de pacotilles explique le succès de véritables machines de guerre, elles bien physiques, comme Sébastien Chabal...
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