Supernovas

Publié le par Thomas

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C’est la fin de l’année, et Marvel récompense ses auteurs fétiches en leur offrant de belles éditions de leurs récents travaux. Après le Rise & Fall of the Shi’ar Empire d’Ed Brubaker, voici que c’est au tour des X-Men de Mike Carey de se voir offrir les honneurs d’une édition en Hard Cover, en lieu et place des traditionnels TPB, certes pratiques, mais qui souvent ne rendent pas l’hommage qu’il se doit à des récits qui méritent souvent mieux. « Les TPB, c’est la gangrène, c’est le single d’autrefois, ca pullule et ca se reproduit sur les étagères » disait Jean-Pierre, un mec qu’on connait (il était saoul).
 
Si Marvel compile ses derniers épisodes de X-Men de la sorte, c’est aussi pour mettre en valeur des épisodes de qualité. Car oui, les 12 premiers épisodes de Mike Carey sur X-Men sont excellents. Mike Carey, c’est une écriture fluide et intelligente, accessible et agréable. Il met les choses à plat, revient aux basiques des X-Men, tout en les faisant évoluer. Par exemple les nouveaux membres des X-Men (Mystique, Dent de Sabre) n’arrivent pas comme des cheveux sur la soupe, la composition des équipes ne se fait plus dans le bureau de l’éditeur de chez Marvel mais dans les pages d’X-Men lors d’une discussion entre Cyclope et Rogue, bref, les rapports sont humains, les X-Men se parlent, et vivent ensemble comme dans Lost ou Heroes, la télé n’influence pas que le cinéma, les comics aussi se mettent au diapason.
 
Terminé les raccourcis faciles d’un Claremont fatigué faisant ce qu’il veut d’une page à l’autre en se foutant de la compréhension du fan ou du nouveau lecteur, le nouveau X-Men est lisible, clair, mais pas mielleux ou gamin pour autant, c’est là toute sa force.
 
X-Men Supernovas, c’est la classe. Un Chris Bachalo au meilleur de sa forme depuis longtemps (bien meilleur que sur New X-Men ou Ultimate X-Men), un Humberto Ramos énergique et passionné, des fill-in de qualité (Clayton Henry déjà fill-in sur Uncanny), la série régulière a droit au meilleur. Seule ombre au tableau, l’annual dessiné par l’affreux Mark Brooks qui ferait mieux de postuler chez Archie Comics plutôt que de gâcher du papier : A l’heure du développement durable, on devrait le sanctionner, c’est une insulte à la nature que d’arracher des arbres pour imprimer ses dessins. Un épisode vite oublié mais quand même présent dans le hard cover qui malgré sa piètre qualité n’arrive pas à le gâcher.
 
Coté histoire, Carey impose son style et prend tout de suite les rênes. Sabretooth est recherché par un groupe de mutants qui pour une fois ne sort pas du chapeau d’un scénariste fainéant (je pense à l’arrivée de The Néo époque Claremont, groupe d’ennemi fade comme une endive trop cuite). Il trouve refuge chez les X-Men, mais amène le loup dans la bergerie.
 
Carey & Brubaker auront sur leurs séries respectives, et ce en moins d’un an, réussit ce tour de force qui consiste à les rendre lisibles et à susciter un intérêt croissant chez le lecteur. Les X-Men et les fans, c’est une longue histoire d’amour. Souvent on est déçu, de temps en temps on est surpris, quoiqu’il arrive ils sont toujours là et on les aime toujours. Malgré la qualité revenue, les lecteurs, eux ont déserté, fatigué d’attendre. Ils ont raté une bonne année d ’X-Men. A cause de cette contre performance, Marvel va début 2008 remanier entièrement sa ligne éditoriale.  Quel avenir pour Brubaker et Carey, désavoués par le vote du public ? Ils vont certainement rejoindre Joe Kelly ou Steven T. Seagle dans le cimetière des excellents scénaristes s’étant brulé les ailes sur les X-Men, victime de trop d’années de Scott Lobdell, Fabian Nicieza, Chris Claremont, Joe Casey et Chuck Austen. Des auteurs qui ont su dégouter les fans.
 
Avec Warren Ellis & Simone Bianchi sur Astonishing, Clayton Crain sur X-Force, Ariel Olivetti sur Cable, Mark Millar & Steve Mc Niven sur Wolverine, la tendance est à la qualité chez les X-Men. Espérons que les bonnes résolutions dureront. On sait déjà que Ramos partira sur Runaways et que Bachalo oeuvrera sur Spiderman, donc attendons-nous à de nouveaux artistes sur les séries historiques de la maison des idées. Afin de rassurer les fans, Larocca étant confirmé sur Spider-Man, ca veut dire qu’il va laisser les X-Men tranquilles pendant au moins un an, et ça c’est une excellente nouvelle.                   
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Publié dans Lectures

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S
Larroca qui quitte les X-men, "Une excellente nouvelle" ?? <br /> Non. Au vue de ses dernieres planches sur Uncanny Xmen je trouve qu'il ne mérite pas cette réputation.
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